Parlez-vous coiffeur ?
Au salon, il y a plus d’erreurs dans un mauvais dialogue que dans une technique mal réalisée. On entend souvent trop court, trop long, trop volumineux, trop plat, trop clair, trop foncé… trop trop trop… et tout le monde en a assez.
Voici quelques clés pour vous aider à construire un dialogue efficace avec votre coiffeur. Ces points essentiels permettront d’éviter les malentendus.
1. Dites ce que vous attendez, bien sûr.
Votre désir, votre rêve. Attention ! Votre coiffeur est artisan, voire artiste, mais il n’a pas été formé chez Harry Potter. Attention donc aux demandes impossibles (la fameuse permanente souple et qui tienne, par exemple)
2. Qu’est-ce que vous ne voulez surtout pas ?
On ne sait pas toujours ce qu’on veut, mais en général, on est certain de ce qu’on ne veut pas. N’ayez pas peur de le dire.
3. Comment vous recoiffez-vous après votre shampooing ?
Cela permettra à votre coiffeur d’adapter son travail à vos habitudes et simplifier votre quotidien. Dites lui donc les techniques que vous employez et les produits utilisés, même si cela vous paraît bizarre ou même ridicule (une certaine cliente se servait de son fer à repasser pour se lisser les cheveux…).
4. Avez-vous déjà pensé à personnaliser votre coiffure avec des balayages (mèches), nuances, reflets, de la mise en forme, un assouplissement, etc. ?
Si par malheur lors de votre dernière visite vous avez été changée en choucroute, toutes les mises en forme ne sont pas à jeter aux orties pour autant. Discutez des détails avec votre coiffeur pour savoir à quel résultat vous attendre.
5. Que reprochez-vous le plus à votre coiffure ?
Et non à votre coiffeur. En vous plaignant auprès d’un nouveau coiffeur, vous risquez de l’effrayer et de lui infliger une pression inutile. Dites lui plutôt ce qui vous gêne dans votre coiffure. C’est là qu’il pourra concrètement vous aider.
6. A quand remonte votre dernière coupe ?
Cette question aidera à définir ce que veux dire long/court pour vous. Parfois, tailler 2cm sur une cliente dont les cheveux lui arrivent à la ceinture, c’est trop ; alors qu’enlever 15cm sur une autre ce n’est pas encore assez.
Rappelez-vous que votre coiffeur n’est pas un fanatique du ciseau et qu’il n’est pas payé au kilo. Montrez-lui avec les mains la limite que vous ne souhaitez pas dépasser.
7. Quelle est votre profession ?
Ne vous en faites pas. Ce n’est pas une excuse pour augmenter le prix.
Certaines professions exigent une tenue plus stricte que d’autres. Une avocate, par exemple, évitera une coupe en pétard si elle a une plaidoirie dans l’heure qui suit.
8. De combien de temps disposez-vous ?
De son côté, votre coiffeur doit tenter d’être le plus précis possible, mais il ne contrôle pas tout (les clients en retard, les demandes de dernière minute, etc). En lui disant de combien de temps vous disposez, il pourra vous dire s’il aura la possibilité de vous recevoir dans les temps ou pas.
Peu importe l’ordre dans lequel vous abordez ces points, l’important est qu’ils soient tous traités de façon claire. Attendez que votre coiffeur reformule votre demande pour vous assurer qu’il a bien compris et là, vous pourrez vous lancer.
Si vous avez des doutes, rappelez-vous qu’une image vaut mieux que 1000 mots. Vous disposez de magazines dans votre salon et pouvez faire une recherche ici même (en fonction de votre style), imprimer des photos et montrer à votre coiffeur ce qui vous plaît (voir les styles).
Pour finir, dès votre sortie du salon, évaluez-le sur NLC (Nous les Coiffeurs). Vous aiderez votre coiffeur à rectifier ses faiblesses pour qu’il vous offre un meilleur service lors de votre prochaine visite.
Vous l’aidez et cela vous rend service.
